Quelques contraintes
- Bien évidemment, s’agissant d’un domaine lié à la Santé comme l’est la Prévention santé, il existe certaines conditions à remplir.
- La présentation d’un certificat médical de non contre-indication aux activités prévues dans la session que vous choisissez est indispensable.
Pour attester d’une forme physique montrant qu’on n’est pas sédentaire, il faut également répondre à quelques conditions :
- Si vous ne pratiquez pas régulièrement, au rythme de 2 h par semaine, une activité physique faisant transpirer, il vous sera demandé lors de la session d’utiliser un dispositif du type bracelet ou bague mesurant la variabilité cardiaque.
- Toujours pour s’assurer de votre capacité à l’effort physique et afin que vous abordiez sereinement la session, la preuve est demandée, soit par déclaration d’un tiers de confiance, soit par l’image, soit plus simplement par une attestation sur l’honneur, que vous êtes en mesure de réaliser les 3 tests de forme et santé suivants, dont les chiffres peuvent varier avec l’intensité exigée par le type de session :
– réaliser 10 pompes sur les genoux ;
– tenir 1 minutes environ au test de la chaise, fixe (en isométrie), avec les deux jambes ;
– réussir le test dit ‘de la Corogne’ consistant à monter quatre étages d’affilée (sans prendre l’ascenseur…) en moins d’une minute (moins de 40 à 50 secondes selon la session). - S’équiper avant la Session d’un dispositif de monitoring du rythme cardiaque, à porter au poignet ;
- Vivement conseillé mais non obligatoire, avant ou après la session, plus dans un esprit de suivi, comparaison et maîtrise de l’effort que pour inciter à la performance : faire l’acquisition d’un ou plusieurs petits équipements ou applis aidant au renforcement de la santé, comme une balance mesurant le taux de masse grasse, un oxymètre ou saturomètre, un Airofit, (pour renforcer sa capacité respiratoire), un podomètre (pour garder le contrôle sur son souffle par rapport à la distance parcourue), un bracelet ou une bague de mesure de la variabilité cardiaque pour suivre et contrôler l’impact de l’effort et se rasséréner, ainsi que des applis comme Open Food Facts, Foodwatch, ou encore l’appli de nudge Stickks.com, entre autres ;
- Ne pas oublier de prévoir au retour un bilan basique de santé, avec un volet spécifique d’aptitude au sport, comme une mesure de la composition corporelle et du rapport masse grasse/muscle comme le fait un bilan DEXA dans les centres qui le pratiquent ; d’autant plus important qu’il est toujours bon de savoir si l’on est sur la bonne voie, sachant qu’un kg de graisse indésirable représente environ 7000 kcal à perdre alors qu’on n’en brûle que 500 en moyenne par heure dans un effort à intensité modérée de 6/8 METS .
Conditions de vente et d’annulation
Réductions de prix :
Les inscriptions sont arrêtées 20 jours avant le départ.
Les prix s’entendent relativement au nombre minimum de participants indiqué pour chaque destination-session.
– Pour les sessions imposant 6 participants minimum, pas de réduction ;
– pour les sessions imposant moins de 6 participants au départ, réduction de 6 % pour chaque participant si le groupe atteint 6 participants à J-20, que ce nombre soit atteint par inscription groupée ou inscriptions individuelles ; les participants seront alors avisés du solde qu’il leur restera à payer en fonction du nombre atteint, entre 6 inclus et 10 ;
– si le groupe atteint ou dépasse 10 participants (dixième inclus) à cette date, dans la limite de 10 à 15 participants : 12 % de réduction ;
– cette réduction est portée à 16 % pour 14 ou 15 participants (quatorzième inclus), nombre maximum.
Règlement
Sauf dispositions contraires, le participant doit verser au moment de l’inscription une somme égale à 30 % du prix du voyage. Le paiement du solde intervient au plus tard 35 jours avant la date du départ.
Pour les inscriptions postérieures à cette date, la totalité du règlement est due à l’inscription.
Le participant n’ayant pas versé la somme à la date convenue est considéré comme ayant annulé son voyage sans qu’il puisse se prévaloir d’une annulation sans frais et devra s’acquitter des frais suivants :
– entre 35 et 20 jours avant le départ : 30 %
– entre 20 et 10 jours : 60 %
– moins de 10 jours : 100 %.
La réalisation des sessions dépendant de l’inscription d’un nombre minimum de participants, le règlement est en effet demandé assez en amont du départ, soit 35 jours avant, pour une visibilité sur la confirmation de la session.
Modifications de prix et responsabilité
Prix publiés sur ce site web : l’organisateur se réserve le droit d’augmenter le prix selon la fluctuation des devises pour la partie des prestations qui est facturée en devises locales ; le prix ne peut en tout état de cause pas être modifié moins de 20 jours avant le début de la prestation.
En contrepartie, le participant a droit à une réduction de prix en cas de diminution de certains éléments du coût de revient, notamment en cas d’augmentation du nombre de participants jusqu’au nombre ouvrant droit à la réduction.
Si avant le début de la prestation de la session, l’organisateur annule celle-ci, les participants seront fondés à en demander le remboursement, sans ouverture de droits à indemnisation.
Pour les participants déjà inscrits, toute modification du prix à la hausse ou à la baisse du prix de vente sera communiquée par lettre recommandée avec accusé de réception.
En cas de majoration supérieure à 10 %, le participant sera informé des répercussions sur le prix total, des possibilités de choix entre la résolution du contrat ou sa continuation, du délai raisonnable pendant lequel exercer ce choix, et des conséquences de son absence de réponse dans le délai fixé.
L’organisateur est responsable de la bonne exécution des prestations résultant du contrat, que ces obligations soient exécutées par lui-même ou par d’autres prestataires de services, sans préjuger de son droit de recours contre ces derniers.
Pour vous qui aimez lire :
** DES LEVIERS DU BIEN-VIEILLIR (sont évoqués, développés, zoomés ou mis en œuvre dans les Sessions Vovoos) :
* S’habituer à la pensée de la mort. MONTAIGNE le disait ; « La mort c’est l’objet nécessaire de notre visée… Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout ». Cette familiarité avec l’idée de la mort, rarement anxiogène, souhaitable à partir de la trentaine, provoque une prise de conscience plus aigüe de la fragilité de la vie et de la santé et de son corollaire, la nécessité d’agir pour celle-ci.
* Se redresser : faire l’effort de se tenir droit et de ne pas marcher courbé est ‘the’ fondement des efforts pour se prendre en main. Nous vous y aidons dans le cadre des Sessions, avec par exemple la gym de posture et le pilates. Lorsqu’on a la tête nettement enfoncée dans le cou depuis quelques années, ne pas hésiter à s’interroger sur sa respiration.
* Adopter une vision de type ‘épigénétique’ plutôt que ‘génétique’ de la santé.
On a été élevés dans le déterminisme génétique, mais celui-ci ne détermine réellement qu’une fraction limitée de la biologie humaine, le reste dépendant largement de la façon dont on pilote sa vie et de ce qu’on en fait ; on maîtrise donc une large part de celle-ci, bien au-delà du « dans ma famille il y a des cas de… donc je vais y passer aussi ».
Il paraît établi aujourd’hui que ce n’est pas la génétique de nos cellules qui détermine seule la destinée de chacune d’entre elles et, globalement, de notre corps, mais essentiellement l’environnement et la façon dont nous nous y inscrivons et dont nous interagissons avec lui ; la multiplication des conseils de santé dans les médias et la société coïncide ainsi logiquement avec la confirmation scientifique de l’explication épigénétique de la santé, qui nous enjoint d’être plus actifs vis à vis de notre santé.
Un exemple : Qu’est-ce qui contrôle la chimie du sang ? Nos hormones, qui dépendent largement de messages émis par notre cerveau, en bonne partie dépendants de notre mode de vie, donc de nous, davantage que de déterminants purement génétiques.
Mais alors, il faut assumer les responsabilités qu’implique la liberté et se prendre en mains, voire rendre des comptes. Difficile d’assumer un défaitisme dans notre rythme de vieillissement : ni volonté de tout guérir, ni allégeance à la fatalité, ni défaitisme.
Pour cela, agir en amont et se renforcer, notamment en mettant une dose significative d’inconfort et de hors-zone-de-confort dans sa vie, inconfort physique, mais aussi moral, volonté de nuancer, relativiser, ne pas exagérer le mal, les paroles négatives, les agressions, être victime sans entrer dans la victimisation.
Il en est de même d’avoir le courage de s’exposer très progressivement à des environnements moins bordés, moins confortables, moins stérilisés, moins savonnés, moins ‘gel-alcolisés’ et d’aller au contact de la nature pour aider son épigénétique, garder son armure immunitaire naturelle et renforcer sa résistance naturelle à l’inflammation et aux maladies chroniques : résistance dont les peuples non-Occidentaux, qui ne disposaient pourtant ni de molécules coûteuses ni de vaccins, ont largement fait preuve récemment pendant la pandémie, à l’étonnement des Occidentaux. Et, si l’Islande n’est pas une zone bleue, ses habitants semblent bien être ceux qui vivent -en moyenne- le plus longtemps en plutôt bonne santé (81,2 ans, 13,2 ans de plus que la moyenne en 2021) . L’explication probable : non pas leur mode de vie actuel, peu original, mais l’accumulation dans l’ADN au fil des générations de ces descendants des Vikings des difficultés de vie liées à l’inconfort de leur île peu hospitalière, les ayant rendus plus robustes.
* Ne pas trop se laisser intimider par les modèles scientifiques qui limitent la durée de vie en bonne santé à 80 ans, même si les points de départ des conclusions de ces modèles sont robustes (programmation génétique, évolution, environnement, télomères, division cellulaire, mutations génétiques, stress oxydatif…).
Le plus sûr : suivre notre Mère Nature, en s’appuyant sur ce qu’on voit et non pas sur ce qu’on est supposé voir ; en s’appuyant aussi sur ce qui a marché jusqu’ici et qui a fait ses preuves, puisque la génération Z n’a, par définition, pas (encore ?) prouvé qu’elle a une espérance de vie à 3 chiffres… Il est donc peut-être sage de ne pas faire table rase de l’expérience, d’effacer les repères, ou de renoncer aux ancrages sociaux et spirituels.
* Faire sienne, parmi les pensées de J.P. SARTRE que la postérité retiendra, la suivante : « faire quelque chose de ce que les autres ont fait de nous ». La société et notre histoire nous ont construits et en bonne partie déterminés, mais nous disposons tout de même d’une marge de liberté réelle, qui s’applique, logiquement, également à notre santé.
Etre donc conscient que la santé est aussi largement sociale et économique. Cet état de conscience pousse à ne pas espérer tout maîtriser par soi-même et tout seul en matière de bien-vieillir et de santé, et donc à ne pas s’imputer toutes ses réussites et se laisser accuser de tous ses échecs.
* Certes, la perte de poids incite presque toujours le corps à restaurer ou améliorer ses fonctions vitales. Néanmoins, si l’on n’est pas obèse, au lieu de chercher à mettre tous les moyens pour perdre du poids, en garder pour lutter contre l’inflammation chronique ainsi que contre la constipation ; éviter le dépôt de lipides dans ses muscles squelettiques et ‘dépersiller’ ceux-ci ; maîtriser son insuline et son taux de sucre : ni trop haut, ni trop bas ; pas facile, mais on y arrive… Avec souvent, en prime, quelques kilos en moins…
Plus globalement, ne pas perdre de vue -et gérer si nécessaire- chacune des quatre importantes sensibilités : à l’insuline ; au CO2 ; à l’auto-immunité ; à l’absorption des nutriments du muscle pour la synthèse des protéines musculaires.
Faire le nécessaire (ce qui peut être un des buts à poursuivre au titre du sport santé) pour réussir jusqu’à l’âge le plus avancé possible (à 93 ans, Richard Morgan doit certainement en être capable) les tests physiques suivants, exigés comme prérequis pour l’inscription aux Sessions (et que les animateurs Vovo’os réussissent eux-mêmes) :
– Se lever depuis la position couchée : se lever sans s’aider des mains.
– Se lever d’une chaise : pendant 30 secondes sans s’aider des mains. < 65 ans : 17 répétitions + ; > 65 ans : =/+ 12 répétitions .
– Tenir 2 minutes environ au test de la chaise, fixe (en isométrie), avec les deux jambes.
– Préhension (ce test serait prédictif des années de longévité restantes) : suspendu à une barre de traction, =/+ 10 secondes si vous êtes débutant ; =/+ 20 pour un niveau intermédiaire. 10 secondes entre 90 et 100 ans avec aide au placement sur la barre par un proche ; 5 secondes de 100 à 105 ans avec aide au placement sur la barre par un proche. Top forme : 45 +.
Équilibre sur une jambe : 40 secondes mini. jusqu’à 55 ans ; 30 + secondes entre 55 et 69 ans ; 20 secondes entre 70 et 90 ans.
– Test dit ‘de la Corogne’, consistant à monter quatre étages d’affilée (sans prendre l’ascenseur😉) en moins d’une minute jusqu’à 65 ans ; deux étages entre 65 et 80.
* Se rappeler qu’en deçà de quelques étages ascenseurs et escaliers roulants ne sont pas nos amis.
* Éviter d’expliquer ses problèmes de santé en recourant systématiquement aux quatre grands boucs émissaires : l’âge, la fatalité, la génétique, l’offre de soins ; engager plutôt sa responsabilité individuelle et se prendre en main en mode prévention.
* Se simplifier la santé en ne passant pas à côté de tous ces médicaments invisibles qu’on ne trouve pas en pharmacie.
Rassemblés en une petite liste par notre amie journaliste de Salvador de Bahia Marcia B. Caffe , voici quelques médicaments invisibles et naturels incontournables : l’exercice physique ; le jeûne raisonné limité ; la nourriture naturelle ; le rire et la fête ; les légumes et les fruits ; le sommeil ; la lumière du soleil ; aimer les autres ; s’aimer soi-même ; la gratitude ; certaines formes de méditation ; lire et étudier ; une pensée et un état d’esprit constructifs ; se faire confiance ; exprimer de la gratitude ; bien manger au bon moment et sans excès de la nourriture naturelle (‘real food’) ; bien boire ; se tenir à distance des drogues et se défier de l’alcool, bien sûr ; de bons amis ; se pardonner et pardonner ; se féliciter pour les petites victoires remportées pour son corps, sans attendre de faire des exploits ; s’habituer à faire une veille sur les publications de vulgarisation de la recherche en Santé.
* Ne pas laisser à la charge de la collectivité les efforts qu’on devrait faire soi-même (coût social de la santé : +/-2500 € par an et par personne ; le refus de certains efforts personnels élémentaires de santé ou une trop grande négligence de se prendre en mains pourrait, au fond, être assimilé à de l’incurie sociale).
Un des tous premiers moyens pour cela : être combatif et responsable en général dans la vie, pour l’être aussi quand il s’agit de défendre sa santé ; de même, pour ne pas être victime de la fatalité ou de la malédiction des maladies, accepter bien évidemment d’être victime un jour mais refuser dans sa vie d’être victimisé ou de tirer partie du statut de victime ; la victimisation est une béquille et, pour bien vieillir, on n’a précisément pas besoin de béquilles !
* Si l’on vit en agglomération, essayer de s’installer dans des villes ayant conduit des actions concrètes d’urbanisme favorable à la santé (UFS).
Pas facile : éviter les toxines/toxiques de tous types ; éviter les substances et aliments inflammatoires ; veiller aussi bien bien à la forme (présentation, cuisson, assimilation…) qu’au fond ; utiliser des filtres HEPA et un bon filtre à eau.
* Imiter les centenaires en bonne santé, par exemples ceux des Zones Bleues.
* Manger des choses dures à mastiquer pour renforcer la sphère ORL. Respirer plus lentement, sobrement, et, le plus possible, par le nez. Chercher à augmenter sa VO² (celle de Vovo’os…) pour respirer moins et voir toute réduction acquise du nombre d’inspirations-expirations pour le même effort, la même distance, le même nombre de marches, la même vitesse, comme un pas vers la longévité ; s’en convaincre par des tests conduits grâce à des ‘trakers’ de variabilité cardiaque ; ce qu’il est possible de conforter éventuellement par un test d’oxymètrie ou une analyse suivie de CO² et de PH sanguin demandée à son praticien.
* Apporter le plus grand soin à dormir suffisamment.
* Dans l’activité physique, ne pas oublier d’introduire du rythme et surtout de l’explosivité, si ignorée et pourtant si essentielle pour la tonicité et le maintien de la masse musculaire chèrement acquise.
* Être à l’écoute des signaux faibles et se ‘bilaner’, se faire dépister ; sculpter son corps de l’intérieur ! : « j’ai un bon IMC et un bon indice de rondeur corporelle, je me sens en forme (donc) je suis en bonne santé ! » Voire ! Aucune carence ou déficit ? Rien ne couve ? La réponse est Indécidable sans bilan. On sait par exemple qu’on peut parfaitement avoir perdu des kilos, se sentir bien, et même être mince, et pourtant avoir un diabète de type 2 ou une inflammation chronique avec son cortège de conséquences graves possibles.
Passer ainsi, encore jeune, à la routine -voire aux rituels- des BILANS de santé et de physiologie, pré-médicaux (avec de multiples critères et pas seulement les quelques marqueurs des bilans d’analyses biologiques standards) à comparer dans le temps : ce sont les seuls juges de paix et les uniques point de départ réellement fiables d’une action santé durable, même si ces bilans sont toujours peu ou prou incomplets. Ne pas oublier, le cas échéant, les bilans d’intolérances alimentaires et d’allergies. Problème : les prix ; heureusement, ceux-ci baissent régulièrement.
* Corriger les carences ou excès révélés par ces bilans. Il s’agit des actions consécutives aux bilans, à condition d’interpréter ces résultats avec rigueur et exigence et seulement toutes choses égales par ailleurs : on vieillit tous bien sûr, mais il est trop facile et fréquent d’accuser l’âge ou le temps qui passe sans se poser honnêtement les questions qui fâchent : est-ce que je suis toujours aussi actif depuis que les enfants sont partis ? est-ce que je ne passe pas plus de temps devant les écrans ? est-ce que je m’entraîne autant ? Je sais qu’avec les années je métabolise moins bien les protéines tout comme beaucoup d’oligo-éléments et que ma sécrétion d’hormones diminue : est-ce que j’ai bien pris soin d’en tenir compte et d’agir/corriger, avant d’avancer l’excuse facile de l’âge ?
* La fierté est une motivation très forte, un ‘nudge’ très efficace pour ceux qui se pilotent eux-mêmes, dans une stratégie pour bien vieillir et au rebours d’une résignation sanitaire si tentante : il ne faut pas manquer d’éprouver une fierté légitime au vu des résultats dans le temps : fierté de se sentir bien et en santé, fierté de se prendre en main à de nombreux moments de la journée, fierté d’avoir un beau physique (oui !) ; fierté des sacrifices financiers aussi, peut-être. Car tout effort demande réconfort ou récompense.
Ici, ce sont des efforts louables et à valoriser, qui s’inscrivent dans des logiques de mérite, persévérance, responsabilité sociale, écologie, maturité économique -vis à vis de la Sécu et des dépenses sociales entre autres- ; sans pour autant rejeter ceux qui ne sont pas dans cette démarche.
* Être honnête avec soi-même : si je n’arrive plus à replier les jambes vers les chevilles, allongée sur le dos, est-ce vraiment parce que j’ai vieilli ou plutôt parce que je m’entraîne infiniment moins, pour de plus ou moins bonnes raisons bien sûr.
* Prendre le pli d’éviter les dispositifs connectés à Internet.
* Avoir la satisfaction d’acquérir une base de connaissances suffisante pour assurer une première éducation en santé préventive à ses enfants et ses proches.
Pouvoir s’y retrouver dans les principales notions de la prévention, c’est aussi être en mesure d’échapper aux injonctions santé véhiculées par les médias, si souvent infondées, surtout lorsqu’elles sont soit présentées comme étant du fact checking, ou assénées comme la ‘vérité’, ou encore lorsqu’on les enrobe dans du « on vous dit tout sur… » Sans parler des articles de médias qui vous prennent par la main pour vous révéler les quantités quotidiennes « précises » ou « acceptables » de telle ou telle substance ou aliment…
* Être utile et rechercher du sens (familial, social, professionnel) et de l’orientation à sa vie, en ne boudant pas les preuves de reconnaissance et d’encouragement pour cette utilité sociale, quand on a la chance d’en recevoir ;
être utile sans céder à la tentation de donner des leçons.
* S’alimenter pour l’esprit et le corps, de façon bien réfléchie. « Mange quand tu manges », disent les bouddhistes.
* Pratiquer l’activité physique protéinée : dans l’effort, hors zone de confort et en s’efforçant de varier le plus possible le rythme (vous avez bien lu : « pratiquée dans l’effort, hors zone de confort, et avec de la variabilité », alors que c’est si rassurant de bouger à un rythme régulier…) faute de quoi les bénéfices, même tangibles à court terme, ne pourraient pas du tout garantir à long terme l’atteinte des objectifs de ‘vieillir en bonne santé’ et de ‘bien vieillir’.
Mais il faut y mettre du rythme et de la variabilité, même si garder un rythme régulier une fois qu’on est lancé, notamment lorsqu’on court, semble beaucoup plus facile ; pour comprendre ce dont il est question, il suffit de regarder, lors d’une séance de running, tous ces vélos trop serrés qui tournent à un rythme quasiment invariable du début à la fin du cours, tout à fait indépendamment de la musique…
Vos alliés : sports, endurance, souffle, VO2, mais aussi masse musculaire, équilibre, posture, esthétique, travail du tronc…
* Assurer la remise à niveau, la correction, la complémentation ou la supplémentation préventive avec les bonnes substances.
* Gérer le stress et pratiquer un travail de libération du stress, de la colère, de la peur et éviter l’alexithymie.
Gaspard FREY cite cette observation japonaise portant sur des personnes souffrant de mélanome et ayant suivi pendant 6 semaines une formation pour réduire leur stress grâce à des techniques de relaxation. Résultat : leurs cellules tueuses naturelles (natural killers) avaient grimpé en flèche par rapport au groupe témoin, favorisant le retour à la santé.
Pour recenser quelques effets négatifs du stress, via, notamment, le déséquilibre du cortisol et le dérèglement des surrénales citons : les effets sur la fatigue chronique et le Covid long, sur l’activité cérébrale, le sommeil, la mémoire et l’humeur, sur la glycémie, sur le système reproducteur, la progestérone, la testostérone, le syndrome prémenstruel, les muscles et les douleurs musculaires, sur les articulations, sur le système digestif ; sans parler des effets pouvant être catastrophiques sur le système immunitaire.
D’où la nécessité de bien maîtriser le stress chronique.
* Pratiquer l’entrainement cérébral et cognitif, à partir des nombreux jeux disponibles sur le marché, ou de lectures (essais, articles… Un quart d’heure par jour, suggère O. Trapenard) suscitant controverses, échange d’idées et débats, loin des biais de confirmation liés aux réseaux sociaux. L’écriture manuscrite est également un très bon entraînement cérébral.
* Selon les moments, tantôt accepter la solitude, tantôt faire un effort de socialisation avec les meilleurs outils : la danse, l’humour – un super outil pour parler de tout avec n’importe qui – et les ‘small talks’, qui peuvent devenir de longues conversations amicales, qui sait…
L’exemple de centenaires de certaines régions du monde, de même que des travaux comme ceux de Julianne Holt-Lunstad, ont établi l’importance des relations sociales pour la longévité et les risques que la solitude fait peser sur le bien-vieillir.
Même s’il ne suffit pas de vouloir avoir des amis pour en avoir, loin s’en faut, et même si la prolongation d’espérance de vie lorsque l’on vieillit entouré n’atteint pas 50 % comme revendiqué par ces travaux, une vie sociale riche n’en paraît pas moins incontournable pour vieillir mieux et vivre plus longtemps.
* Et, not least, les conseils ci-dessus marchent, mais tous les centenaires ne les ont pas suivis (heureusement !). Aussi, sans relativiser, est-il bon de s’imposer un peu de désinvolture parallèlement aux efforts menés contre la sénescence. On estime que 30 % des centenaires ne suivent pas, de près ou de loin, les recommandations santé officielles : une illustration : contre toute doxa, Marie Deffay, 110 ans, a toute sa vie petit déjeuné à base de sucre, madeleines et café, qu’elle adore, ce qui ne l’empêche pas d’être une ‘centdixtenaire’ autonome et active…
